Qu’en 2026, le camp des travailleurs relève la tête !

Pour la plupart d’entre nous, la nouvelle année commence dans l’angoisse. De quoi va-t-on vivre, si je perds mes allocations ? Est-ce que mon poste va être supprimé dans l’entreprise, la commune ou dans l’école où je travaille ? Et si je garde mon emploi, comment faire face à la charge de travail qui ne cesse d’augmenter ? Comment faire face aux prix et au loyer qui augmentent ? Comment payer les études des enfants ? Et pourvu qu’on ne tombe pas malade !

Et que dire de ceux qui triment ici, mais doivent craindre l’expulsion parce qu’ils n’ont pas les bons papiers ? Ou de tous ceux qui commencent la nouvelle année à Gaza, en Ukraine, en Syrie, au Congo… ou au Venezuela ?

Pourtant, aucune catastrophe naturelle n’explique cette immense détresse, cette immense destruction. La seule cause est la lutte incessante entre une poignée de milliardaires dans le monde, qui se disputent les profits créés par le travail des ouvriers et employés de toute la planète.

L’attaque récente du Venezuela par les États-Unis vise très ouvertement le contrôle des immenses réserves pétrolières du pays, dans le cadre de la concurrence avec la Chine. La domination de l’impérialisme américain sur le continent sud-américain, y compris par les interventions militaires, et la mise en place de dictateurs obéissants, n’a vraiment rien de nouveau, et les capitalistes européens ont souvent fait des choses semblables en Afrique! L’indignation des dirigeants des États est variable, en fonction des intérêts de leur grande bourgeoisie respective.

Au Moyen Orient, les puissances capitalistes, USA en tête, montent les peuples les uns contre les autres, depuis au moins 100 ans. Là aussi, il s’agit de pétrole et de routes commerciales. En Ukraine, ceux-là nous expliquent depuis quatre ans qu’il faut défendre la liberté du peuple ukrainien. Mais Trump nous a rendu public, il y a peu, les vrais enjeux : les terres rares, le marché de l’uranium, les terres agricoles… entre autres. La population laborieuse de l’Ukraine a tout perdu, et au lieu de la liberté, elle aura un immense fardeau de dette et pleure ses morts. Mais oligarques ukrainiens et russes, soutenus ou combattus par les capitalistes américains continuent à dépecer le pays, avec au milieu les capitalistes européens dépassés qui réclament, eux aussi, leur part du butin. Ce sont là les raisons pour lesquelles nos gouvernements multiplient les dépenses militaires et réintroduisent le service militaire !

Alors oui, il y a de quoi être angoissé, mais il y a surtout de quoi être révolté !

Au milieu de cette destruction, engendrée par leur propre système, les milliardaires s’enrichissent ! Oh, pour eux, c’est tout bénéfice ! Les dépenses militaires sont autant de subventions et de profits pour l’industrie. Pendant que les États font des économies sur les écoles, les dirigeants de ces entreprises militaires trouvent les moyens d’augmenter le prix de leurs produits. Les actions des entreprises de l’industrie militaire montent en flèche, les nouvelles technologies, comme l’IA, trouvent des débouchés à des fins militaires et la spéculation continue à battre son plein.

Les 500 plus grandes fortunes du monde se seraient ainsi enrichies de 2.200 milliards de dollars en 2025. En Belgique même, il y a aujourd’hui 49 familles milliardaires, là où il n’y en avait qu’une seule en 2000. Ce qui nous manque à la fin du mois n’est pas perdu pour tout le monde !

La domination de la classe capitaliste, ces gros propriétaires des grandes entreprises et des grandes banques, a transformé la planète en un baril de poudre où la grande déflagration peut se produire à nouveau à tout moment !

Chaque jour qui passe, le système capitaliste, basé sur la recherche du profit égoïste, la concurrence et l’exploitation du travail des hommes, femmes et enfants du monde entier, se condamne lui-même en montrant qu’il ne peut plus engendrer que destruction et souffrance pour l’humanité.

Mais ceux qui ont un intérêt à son maintien ne sont qu’une infime minorité de l’humanité, un groupe de parasites sans aucune utilité pour le bien commun. Leurs entreprises ne tournent pas sans les travailleurs, de l’ouvrier à l’ingénieur. Leurs guerres, ils ne peuvent pas les faire sans nous. Alors pourquoi devrait-on se sacrifier pour leurs profits ?!

Bien au contraire ! Nous ne devons pas seulement refuser les reculs, les travailleurs conscients doivent se regrouper avec la perspective du renversement du capitalisme. Seuls les travailleurs au pouvoir peuvent prendre des décisions en fonction de l’intérêt général, et non en fonction de l’intérêt du profit égoïste. Notre camp peut et doit libérer la voie pour une société débarrassée de l’exploitation et des guerres : le communisme !

Editorial des bulletins d’entreprise du 06/01/2026.