« La Pologne se prépare », « l’escalade pourrait toucher la Pologne », « drones russes en Belgique », « attaque hybride »…
Depuis plusieurs semaines, les déclarations des responsables politiques et les articles de presse belges et européens reviennent en force pour agiter « la menace russe » !
Les événements sur lesquels ils s’appuient sont parfois bien réels. Début août, un drone chargé d’explosifs a bien été découvert à l’aéroport de Leipzig, à proximité d’avions-cargos ukrainiens. Le gouvernement allemand a attribué cette opération à la Russie. Le matériel serait russe, mais ce n’est pas une preuve suffisante.
Quelques jours plus tard, un drone russe frappait en Ukraine un train à destination de Varsovie, à proximité de la frontière polonaise. Le Premier ministre Donald Tusk déclarait alors que l’escalade russe pourrait « toucher » la Pologne.
Dans ces déclarations, il est difficile de savoir ce qui relève de la vérité, de l’exagération ou du mensonge. Lors de l’affaire des drones russes de l’automne dernier en Belgique, les médias avaient adopté un langage alarmant : des « drones russes » auraient survolé des bases militaires et l’aéroport de Zaventem. Six mois plus tard, la VRT dévoile le mensonge. Il n’y a aucune preuve de l’existence de ces drones !
Cela ne signifie évidemment pas que toutes les accusations concernant la Russie seraient fausses. Mais dans une période où toute la société marche vers la guerre, les dirigeants sont prêts à tous les mensonges pour justifier leurs politiques de réarmement et leur propagande nationaliste.
