En Hongrie, les députés ont voté à l’unanimité, lundi 8 juin, une baisse de 40% de leur salaire. Officiellement, pour redresser les finances publiques et lutter contre la corruption. En réalité, ce gouvernement prépare l’austérité et veut faire croire que « tout le monde doit se serrer la ceinture ».
En Bolivie, même méthode il y a deux semaines. La capitale était secouée par des manifestations contre l’inflation, les pénuries, la dégradation des conditions de vie, avec des slogans hostiles au président. Pour tenter de calmer la colère ? La richesse de la bourgeoisie est restée intacte, mais le président a baissé son salaire et celui de ses ministres de 50%. Comme si ça allait changer quoi que ce soit ! Cela n’a d’ailleurs pas mis fin à la contestation.
Oui, un politicien gagne cinq à six fois le salaire d’un travailleur, cela les place dans le camp de la bourgeoisie. Mais diminuer, même de moitié, leur salaire, ne résout aucunement le fond du problème. Si on a l’austérité, des salaires bas, des loyers trop chers, c’est parce que toute cette société tourne autour du profit de la bourgeoisie et des capitalistes. Se contenter de parler du salaire des ministres sert surtout à détourner l’attention des vrais responsables.
Et les vrais responsables sont les capitalistes, actionnaires des grandes banques et des grandes entreprises, qui gagnent en une minute, en une seconde, ce que nous gagnons en un mois. Bernard Arnault ou Elon Musk, par exemple, ont touché environ 2.000€… par seconde en 2025.
En Belgique, les capitalistes sont plus petits : Nicolas d’Ieteren, PDG du groupe d’Ieteren (également actionnaire majoritaire de Carglass), a gagné en 2025 le salaire d’un travailleur en une minute, et celui d’un ministre en 30 minutes.
