Pile je te trahis, face je te réprime

Face aux réformes dans l’enseignement, le Parti socialiste prétend se tenir du côté des manifestants. Le parlementaire socialiste Martin Casier s’en prend au gouvernement qui « bafoue les règles élémentaires de la démocratie » et insiste que « […] chacun doit être respecté. Les manifestants ont le droit d’exprimer leur mécontentement. La manière dont la majorité a ignoré leurs revendications risque effec­tivement de générer beaucoup de frustration. »

Mais quand le PS exerce des responsabilités dans l’État, il est du côté de la répression. Ces mêmes manifestations que le PS soutien ont été réprimées par… la police de Bruxelles dont le bourgmestre socialiste Philippe Close est responsable.

Il défend bec et ongles le comportement de la police lors des manifestations et justifie l’utilisation des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre les élèves et les enseignants.

Les vidéos qui ont circulé montrent pourtant des insultes sexistes, des symboles d’extrême droite comme une croix des templiers sur la bombe lacrymogène d’un policier, des coups de matraque.

Pour Close, ce ne sont que des comportements isolés : des enquêtes internes et des procédures disciplinaires ont été demandées, il ne faut pas s’inquié­ter, dit-il.

Et pour finir de se laver les mains, il affirme que la police ne peut pas être sexiste, preuve à l’appui : elle a mis en place des centres de prise en charge des violences sexuelles, des dispositifs pour les sans-abri, une brigade spécialisée dans l’accompa­gnement des personnes en errance mentale…