Le gouvernement fédéral s’est accordé sur l’extension des flexi-jobs à tous les secteurs. Cette mesure doit encore être votée par le Parlement.
Les flexi-jobs sont des types de contrats pour des emplois complémentaires destinés aux salariés et aux pensionnés. Pour les patrons, c’est de la main d’œuvre bon marché à côté des CDI ou des CDD. Ils économisent sur les salaires, paient beaucoup moins de cotisations, ne sont contraints à payer aucun congé payé, aucun 13e mois et aucune indemnité de licenciement, qui se fait d’ailleurs souvent sans préavis. Ce contrat précaire leur permet de mettre encore plus de pression sur les travailleurs, avec des horaires imprévisibles, des changements en dernière minute et en imposant des heures supplémentaires.
Avec cette nouvelle extension, le gouvernement cherche à généraliser encore davantage cette forme de travail précaire. Cela ne peut qu’accentuer la concurrence entre travailleurs et en réalité tirer tous les salaires vers le bas.
À cause de la faiblesse des salaires et des pensions, de nombreux travailleurs sont contraints d’accepter un flexi-job pour payer les factures, les courses ou l’éducation des enfants.
Ce qui est nécessaire, ce ne sont pas des emplois précaires et épuisants, qui ruinent la santé. Il faut de vrais salaires et des bonnes pensions indexés sur les prix, qui permettent de vivre correctement sans devoir cumuler deux emplois ou travailler jusqu’à la mort.
