Le gouvernement flamand durcit aussi la répression contre les organisations critiques. Il veut permettre aux ministres de couper unilatéralement les subsides de toute association « soupçonnée d’être impliquée dans des projets extrémistes ».
Ainsi, toute subvention pourra être retirée « aux organisations impliquées dans l’extrémisme violent ou qui le soutiennent ou le prônent », sans plus de précision, ce qui permet toutes les interprétations.
L’objectif est clair : mettre au pas les organisations critiques, en coupant leurs moyens ou en menaçant de le faire.
Cette politique répressive n’est pas nouvelle. En 2023, des organisations ayant réclamé un cessez-le-feu à Gaza avaient déjà subi des inspections bien plus strictes, après avoir été accusées par des ministres N-VA d’être « pro-Hamas ».
Le fédéral n’est pas en reste, avec le projet de loi Quintin, qui envisage d’interdire les organisations « extrémistes ».
Ces offensives marquent un nouveau durcissement contre toute voix contestataire. Le capitalisme plonge dans une crise toujours plus profonde, et l’appareil d’État se prépare à réprimer quiconque remet un tant soit peu en cause le capitalisme.
