Minneapolis : Vive la résistance à ICE !

Aux États-Unis, les rafles de l’ICE ont horrifié la majorité de la population dont les amis, voisins et proches étaient brutalement battus, arrêtés, internés et souvent déportés vers des lieux lointains.

À Minneapolis, 3.000 policiers de l’ICE ont envahi les rues et multiplié les arrestations violentes. Portes de maison défoncées en toute illégalité ; vitres de voitures brisées ; personnes jetées à terre et molestées, femmes enceintes et personnes handicapées incluses ; descente dans un lycée ; arrestation d’un enfant de cinq ans…

Ils ont tué à bout portant une mère de famille de 37 ans, Renee Good, et un infirmier du même âge, Alex Pretti, qui tentaient tous deux de s’interposer et de protéger les immigrés.

L’ICE est une véritable force de type militaire destinée à soumettre la population par l’intimidation et la peur.

C’est pour aller dans ce sens que le Congrès américain avait déjà augmenté le budget de l’ICE, permettant d’élargir son recrutement.

L’ICE avait également engagé des entreprises privées, notamment française, pour récolter des données sur les cibles futures. Et si cette force armée a commencé par s’attaquer aux immigrés, Trump entend bien s’en servir contre tous ceux qui s’opposeraient au gouvernement américain.

Malgré cette violence et les soutiens de l’appareil d’État, la population continue de se mobiliser massivement et de faire reculer partiellement Trump.

La résistance qui gêne ses brutes racistes ne provient pas de la justice ou des autorités démocrates. Elle ne vient pas non plus des entreprises qui n’ont pas de scrupules à se mettre à la disposition de l’ICE.

La résistance vient de la population elle-même, des habitants des quartiers populaires, de la solidarité entre travailleurs qui se connaissent, du voisinage, de femmes et d’hommes qui pourraient continuer leur vie en fermant les yeux, mais ne supportent pas tant d’inhumanité.

Les manifestations contre l’ICE se multiplient aux États-Unis, et elles rassemblent de plus en plus de jeunes.

Mais la mobilisation va au-delà du fait de manifester. Ce sont des voisins qui se serrent les coudes et qui se protègent mutuellement, quelles que soient leurs origines et leur situation, malgré la peur.

Pour nous ici, c’est la démonstration de ce que peuvent faire des femmes et des hommes ordinaires à partir de leurs propres moyens.

Oui, face à l’arbitraire de l’État, à l’autoritarisme grandissant et aux coups patronaux, bien des choses sont en notre pouvoir, à condition de ne pas rester isolés et de nous organiser !

Il y a dans la société, bien plus de solidarité et de conscience que ce que l’on veut nous faire croire, que ce soit aux États-Unis ou ici.