Manifestation des aides-ménagères

Près de 150 personnes, dont beaucoup de travailleuses du régime des titres-service, se sont réunies pour dénoncer une nouvelle attaque du gouvernement bruxellois. Celui-ci, sur base d’un changement d’interprétation d’un décret datant de 2024 portant sur les subventions aux entreprises d’insertion, menace de détruire plus de 700 emplois d’aides-ménagères dans des entreprises d’insertion à Bruxelles.

Cette manifestation a été l’occasion de mettre en avant une autre revendication pour laquelle les aides-ménagères, qui assument un travail essentiel, se battent depuis longtemps : la reconnaissance de leurs maladies professionnelles par l’agence Fedris, l’agence fédérale des risques professionnels. Comme témoigne une travailleuse :  « Que Fedris fasse une enquête pour voir combien d’aides-ménagères ont un mi-temps médical parce qu’elles ont des problèmes de dos, de poignets, de genoux. On marche tous les jours, on monte les escaliers tous les jours, tout le corps est abîmé. Et il y en a d’autres qui ont aussi des problèmes de respiration, parce qu’on travaille tous les jours avec des produits nocifs. »

Ces femmes sont souvent contraintes d’aller travailler avec des anti-douleurs pour tenir, ou de travailler à temps partiel en renonçant à une partie de leur salaire. Les femmes de ménage sont loin d’être les seules à subir physiquement les conséquences d’un travail harassant. C’est en luttant collectivement qu’on pourra imposer la répartition du travail entre toutes et tous !