L’année dernière, une mère de famille a perdu la vie dans l’incendie d’un immeuble de Couillet géré par La Sambrienne, principale société de logements publics de la région de Charleroi, avec plus de 9.500 habitations.
Les enquêtes et audits menés par la Région wallonne ont mis en lumière de graves manquements : équipements de sécurité incendie hors service, logements envahis par l’humidité et les moisissures, subsides publics destinés à la rénovation inutilisés.
La ministre wallonne du Logement MR, Cécile Neven, en a profité pour dénoncer la gestion par le PS de La Sambrienne. Deux des trois directeurs ont d’ailleurs été poussés vers la sortie. Mais cette indignation tardive sonne creux. Car le MR, tout comme Les Engagés et le PS, ont tous participé, à différents moments, à la gestion et au conseil d’administration de la société. Aucun n’a tiré la sonnette d’alarme face à la dégradation des conditions de vie des locataires ni à l’insuffisance criante des mesures de sécurité.
La gestion du logement public s’inscrit depuis des années dans une logique de sous-investissement et de dépendance accrue au privé. Ni les libéraux ni les socialistes ne remettent en cause les contrats passés avec des entreprises privées, ni les profits considérables réalisés par les grands groupes de la construction ou de l’énergie grâce à l’argent public.
Pour ces politiciens professionnels, il est normal que l’État serve de vache à lait aux capitalistes pour leur garantir leurs profits.
