Un dossier paru dans le journal Le Soir relate les méthodes scandaleuses avec lesquelles des sociétés de recouvrement de dettes et d’huissiers de justice se construisent des fortunes, en utilisant de nombreux abus pour extorquer de l’argent aux débiteurs d’une facture impayée.
Près d’un million de Belges reçoivent, chaque année au moins, une lettre d’huissier pour des dettes de quelques dizaines d’euros, souvent les plus pauvres.
Profitant de leur domination du marché de la dette et de la complaisance des autorités face à leurs procédés litigieux, les grandes sociétés qui gèrent le recouvrement des dettes et celle des huissiers qui vont jusqu’en justice, facturent des frais qui font exploser la dette initiale et augmentent leurs bénéfices.
Des sociétés comme celles de Jan de Meuter à Anvers, Venturis en Wallonie, ont accumulé d’immenses fortunes. Michel Leroy, à la tête d’une officine d’huissiers à Bruxelles, s’est construit un empire immobilier.
Ils se se gavent tels des sangsues sur le dos de milliers de personnes qui s’enfoncent dans la spirale du surendettement, qui reçoivent dans leur boîte aux lettres des menaces de mise en demeure et de saisie sur salaire, visant à leur mettre la pression pour faire accepter des frais judiciaires démesurés.
