L’enfer carcéral

Début septembre, les gardiens de prison ont mené cinq jours de grève pour dénoncer la surpopulation carcérale et des conditions de travail devenues intenables.

Au déclenchement de la grève, près de 500 détenus dormaient déjà à même le sol ; ils seraient aujourd’hui plus de 540. Comme rien n’a été réglé, les syndicats ont annoncé une nouvelle grève pour le 25 septembre.

La surpopulation des prisons provoque des conditions de vie inhumaines et dégradantes pour les prisonniers et des situations impossibles pour les travailleurs des prisons.

Ce sont tensions entre détenus, promiscuité, manque d’intimité, d’hygiène, déclin de la santé des détenus, manque de suivi par les médecins, assistants sociaux et psychologues, difficultés d’organisation des visites familiales, des activités et forma­tions, nombre de douches réduites, pose de matelas par terre, voire absence de matelas, manque de serviettes de bains, d’oreillers, de sous-vêtements, de pantalons ou de chaussures en bon état…

En Belgique, plus d’une personne sur 1.000 est en prison, en particulier les pauvres, les riches vont rarement en prison.

La prison est pourtant loin d’être la panacée pour lutter contre la petite délinquance.

Les jeunes délinquants sont isolés de la société et nouent des liens avec des mafieux et d’autres criminels. Aux Pays-Bas les sanctions « sans prison » étaient encouragées il y a encore dix ans, cela diminuait de beaucoup la récidive.

Mais la construction et la maintenance de nouvelles prisons ouvrent des marchés juteux pour des entreprises comme Eiffage ou Invesis, et la surpopulation est un bon prétexte pour la construction de nouvelles prisons…