Près d’un an et demi après la « délocalisation » de l’usine de bus Van Hool de Lier vers la Macédoine et le licenciement de 2.500 travailleurs, c’est maintenant le repreneur de Van Hool, VDL, qui licencie 300 personnes aux Pays-Bas pour déplacer la production sur le site de Roeselare en Belgique…
Les capitalistes déplacent leurs usines comme bon leur semble. Ils peuvent choisir un site plutôt qu’un autre pour centraliser leur production, se rapprocher du reste de la chaîne de production, profiter de cadeaux de la part des gouvernements, ou profiter de plus bas salaires.
Mais ceux qui paient ces délocalisations, ce sont les travailleurs qui se retrouvent sans emploi !
Souvent, les directions syndicales cherchent à s’opposer aux délocalisations au nom de « l’emploi local », comme si un emploi en Belgique était préférable à un emploi en Macédoine ou que le chômage aux Pays-Bas n’était pas un problème pour les travailleurs néerlandais!
Les directions syndicales se rendent ainsi complices de la politique des patrons qui mettent en concurrence tous les travailleurs. La production est aujourd’hui organisée à l’échelle mondiale, la plupart des produits ont des pièces qui viennent de dizaines de pays différents. Et ceux qui pensent qu’il faudrait revenir en arrière et produire localement proposent un retour au Moyen-Âge.
L’organisation internationale de la production est une force, en reliant les travailleurs du monde entier, qui font tout fonctionner, sur toute la planète.
Les délocalisations nous montrent la nécessité de nous organiser par-delà les frontières, avec une économie se passant des capitalistes.
Les capitalistes comme la famille Van Hool ou les actionnaires de VDL prétendent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de licencier à un endroit pour construire à un autre endroit. Ce n’est pas vrai, ils font suffisamment de bénéfices sur le dos des travailleurs pour embaucher du personnel sur les deux sites, et diminuer la charge de travail de l’ensemble des travailleurs !
Mais les capitalistes veulent toujours plus de profits, alors il faudra organiser des luttes à l’échelle internationale pour se débarrasser d’eux !
