Le capitalisme tue

Sous le capitalisme, le travail rend malade physiquement, psychologiquement, amène à des blessures parfois graves… ou tue.

La semaine dernière au moins trois morts : le 14 septembre à Kraainem, un ouvrier de 48 ans après une chute d’échafaudage sur un chantier ; le 15 à Kortenaken, un ouvrier de 57 ans a perdu la vie lorsqu’une partie d’un toit en béton s’est effondrée sur lui pendant des travaux de démolition ; le même jour à Comines-Warneton, un ouvrier de 38 ans du bâtiment est décédé sur un chantier de démolition, là aussi une partie de la structure s’est effondré sur lui.

Combien d’autres cas sont passés sous silence ? Combien de travailleurs sans papiers meurent au travail ? Combien repartent blessés à vie ?

D’après les chiffres officiels de 2024, toujours largement sous-estimés, une personne décédait en Belgique au travail ou sur le chemin du travail tous les cinq jours.

Et huit travailleurs par jour ont eu un accident de travail considéré « très grave ». Un chiffre inférieur à la réalité, car de nombreux travailleurs sont encore en procès pour que leurs accidents soient reconnus com­me tels.

Sans compter tous les ouvriers qui se blessent ou se tuent dans le travail au noir, sans assurance ni compensation.

Et quand on n’est pas dans un pays riche, c’est encore pire.

Au Soudan, le 16 septembre, au moins 82 mineurs sont morts dans l’effondrement d’une mine d’or dans la région du Kordofan. Un bilan qui ne tient pas compte des nombreux mineurs encore ensevelis sous les décombres.

Marx disait que le capitalisme est venu au monde « en suant le sang et la boue par tous les pores ». Il continuera tant qu’il n’aura pas été renversé.