La santé a un prix… qui augmente

Une récente étude de l’Agence intermutualiste a montré que la réforme des suppléments d’honoraires passée en 2023, qui interdit quasiment tout supplément sur les IRM et les scanners, a été compensée par une hausse importante des suppléments sur les autres examens d’imagerie médicale comme les échographies ou les radiographies.

En parallèle, depuis le 1er janvier 2026, le prix des médicaments a augmenté pour les patients. Alors que de nombreux médicaments, comme l’insuline, étaient entièrement pris en charge par la mutuelle, un ticket modérateur minimum de deux euros par boîte (ou de un euro pour les patients BIM) est maintenant en œuvre. De plus, les tickets modérateurs pour les antiacides et les anticholestérol ont augmenté.

Les consultations médicales ont également été augmentées de 2,72%, entraînant une hausse du ticket modérateur lorsqu’il est calculé sur base d’un pourcentage du coût total de la consultation.

Ces hausses peuvent paraître modestes mais elles ont des effets concrets sur la vie de milliers de femmes et d’hommes. Car elles s’ajoutent à la hausse des prix générale.

Une étude publiée en février indiquait que plus d’un belge sur quatre (29%) renonce à des soins pour eux-mêmes au cours des douze derniers mois pour raison financière.

Ces hausses des prix médicaux sont la conséquence directe du fait que le gouvernement a limité la hausse des budgets santé et ce alors que les besoins augmentent, toujours en justifiant cela par la nécessité d’arriver à un « équilibre budgétaire ».

Mais s’il y a un trou budgétaire à boucher, ceux qui le creusent ne sont pas les malades, mais tous ceux qui profitent du système de santé pour arrondir leurs profits : trusts pharmaceutiques, grands laboratoires, cliniques privées. C’est dans leurs coffres-forts qu’il faut aller chercher l’argent, et non dans la poche des malades.