Les directions syndicales réclament depuis plusieurs années le retour à la « liberté de négociation », entravée, selon elles, par la loi sur la formation des salaires de 1996.
Comme si les directions des grandes entreprises se laissaient convaincre par les arguments des délégués syndicaux !
Timmermans qui sait bien que ce n’est pas le cas, ne manque pas la brèche si gentiment ouverte par ses « partenaires de la concertation sociale » : « la liberté totale de négociation salariale serait le scénario idéal», dit-il, et ne manquant pas de rajouter : « quinze mille pertes d’emplois, cela représente beaucoup plus de perte de pouvoir d’achat que la révision de l’indexation, hein ?! ».
Ben oui, la liberté de négociation avec les patrons, c’est la liberté de choisir entre le chômage et l’esclavage… pour avoir les deux finalement.
Pour défendre notre niveau de vie, il faut préparer la lutte, tous ensemble, seul rapport de force qui a une chance de faire payer les riches actionnaires qui s’engraissent depuis si longtemps sur notre dos !
