La guerre, comme la paix, ce sont des affaires

Pendant que des travailleurs russes et ukrainiens continuent de mourir sur le front, Moscou et Washington discutent d’un vaste accord économique.

En échange d’un accès privilégié des entreprises américaines au riche sous-sol russe — gaz, pétrole, minerais stratégiques, ressources de l’Arctique — le Kremlin réclame la levée ou l’allègement des sanctions, ainsi qu’une fin de guerre en Ukraine qui lui soit favorable.

Le montant potentiel de ces marchés serait estimé à 12.000 milliards de dollars. De quoi attiser l’appétit des capitalistes américains et accélérer les discussions autour d’un « plan de paix ». Si les chefs d’État européens ne sont pour l’instant pas conviés aux négociations, ils ne cessent d’augmenter les envois d’armes à l’Ukraine en espérant obtenir une part du gâteau pour leurs capitalistes.

Guerre ou paix, pour les bourgeoisies des grandes puissances, il s’agit avant tout d’arracher des parts de marché et d’ouvrir de nouveaux débouchés.