Une étude de l’Institut bruxellois de statistique et d’analyse montre que les ménages bruxellois dépensent en moyenne un tiers de leurs revenus pour se loger. Pour les ménages les plus modestes, près de la moitié des revenus part dans le loyer et les factures de gaz et d’électricité.
À Bruxelles, 62 % des habitants sont locataires de leur logement, bien plus qu’en Flandre (30 %) ou en Wallonie (36 %). Les prix de l’immobilier, et surtout des loyers, y sont plus élevés qu’ailleurs dans le pays, tandis que les revenus y sont plus faibles.
Les logements y sont aussi souvent plus vétustes : des passoires thermiques qui surchauffent l’été et sont impossibles à chauffer l’hiver.
Quant aux logements sociaux, largement insuffisants, ils ne représentent que 6 % du parc locatif bruxellois. Les délais d’attente pour obtenir un logement social peuvent atteindre une dizaine d’années.
Le problème principal reste la faiblesse des salaires, qui ont augmenté bien moins vite que les loyers. Pour se loger et vivre correctement, il faut des hausses de salaire ! Et seule une lutte d’ensemble des travailleurs pourra les imposer.
