L’armée israélienne maintient le blocus à Gaza, ne laisse passer que quelques camions de vivres bien insuffisants pour nourrir deux millions d’habitants et impose que leur distribution soit organisée dans des centres militarisés. En parallèle, le gouvernement de Netanyahou soutient, finance et transfère des armes à des gangs.
Le chaos de la guerre, les destructions, les déplacements forcés, la pénurie de produits indispensables à la survie, la recherche d’un moyen de quitter l’enfer des bombardements à tout prix… ne peuvent que favoriser les pillards, les passeurs et les trafiquants. Et les dirigeants israéliens ont choisi de faciliter le développement de certains de ces gangs criminels, en les armant et en les mettant à l’abri de la répression du Hamas.
Le gouvernement israélien espère que le chaos engendré par les gangs poussera une partie des Palestiniens de Gaza à partir « volontairement » quand il décidera de vider Gaza de la plus grande partie de ses habitants.
Et en favorisant le développement des gangs, Netanyahou vise à concurrencer et affaiblir le Hamas encore davantage, alors que le nettoyage ethnique en cours à Gaza n’a pas réussi à l’éliminer.
Les dirigeants israéliens reprennent contre le Hamas la politique menée dans les années 1980-90 contre le Fatah de Yasser Arafat, quand ils avaient favorisé les Frères musulmans, puis soutenu le Hamas, sa branche politico-militaire, participant à sa montée au pouvoir.
Les dirigeants israéliens, avec la bénédiction des pays impérialistes, préparent le terrain pour que des groupes criminels et islamistes mafieux deviennent peut-être le prochain “Hamas”.
