Le 21 avril, le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran arrive à son terme sans qu’aucune amélioration réelle ne se dessine. Les négociations ont surtout montré que Trump continue sa politique du gros bâton. Washington exige la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, l’abandon total du programme nucléaire iranien et la remise de ses stocks d’uranium enrichi, le tout sans la moindre contrepartie.
Incapable, pour l’instant, de faire plier le régime dictatorial iranien, Donald Trump n’a pas repris les bombardements. Il a cependant décidé d’instaurer un blocus depuis le 13 avril. Désormais, tout navire en provenance ou à destination d’un port iranien peut être pris pour cible. L’objectif est d’asphyxier l’économie iranienne en empêchant toute entrée de marchandises et aussi toute exportation de son pétrole, qui constitue sa principale source de revenus. Les États-Unis espèrent également que la Chine, principal importateur du pétrole iranien, fera pression sur Téhéran pour la contraindre à revenir à la table des négociations.
Pendant que la guerre continue, les spéculateurs se ruent au casino des marchés financiers pour profiter de la situation. Chaque déclaration, chaque menace, chaque promesse de réouverture fait bondir ou chuter les prix du pétrole. La brève réouverture du détroit, le 17 avril, avait fait reculer les cours… avant que la fermeture ne relance immédiatement la hausse… jusqu’à la prochaine déclaration de Trump…
Dans cette situation, les capitalistes de la finance tirent profit de l’instabilité permanente, tandis que les populations en subissent directement les conséquences. Derrière les fluctuations des marchés, ce sont les prix de l’énergie, du transport et des biens de première nécessité qui augmentent. À chaque tension, à chaque annonce, ce sont nos factures qui grimpent et nos conditions de vie qui se dégradent.
En Iran, la population vit au rythme des menaces de destruction totale, des annonces de cessez-le-feu aussitôt contredites, des ouvertures suivies de nouveaux blocus et de la répression de la police du régime des mollahs. Un peuple pris au piège de la guerre entre bourgeoisies rivales.
