Lundi 13 avril, les agents pénitentiaires du pays ont fait 24 heures de grève en front commun syndical pour dénoncer la privatisation qui touche leur secteur. Environ 200 travailleurs dont des délégués syndicaux étaient rassemblés devant la prison d’Anvers.
Ils s’opposent à la décision du ministère de la Justice qui prévoit, dans la future nouvelle prison d’Anvers, que certains métiers soient exercés par des salariés de sociétés privées. Cela voudrait certainement dire des salaires plus bas, des contrats plus flexibles et plus précaires ainsi qu’une division entre les travailleurs « du public » et ceux « du privé ». Et des patrons qui feront tout pour augmenter leurs profits.
Une autre grève de 24 heures a été annoncée pour le lundi 20 avril, à la prison de Haren. Les agents pénitentiaires y dénoncent le manque de personnel et la surpopulation (170 détenus dorment sur le sol). Ces conditions d’internement ont favorisé le déclenchement de plusieurs incidents violents.
La bourgeoisie, avec son gouvernement, mène l’austérité contre les travailleurs et aggrave les conditions de travail, même dans la gestion de ses prisons, pourtant l’un de ses outils de répression et de domination à côté de la police, la justice et l’armée.
Pour se défendre face à l’austérité qui touche y compris les agents pénitentiaires, ces grèves d’un jour peuvent être le premier pas vers des luttes qui s’élargissent à tout le secteur et même à d’autres.
