Depuis le 16 septembre, les contrôleurs aériens de l’aéroport de Charleroi sont en grève chaque nuit à l’appel des syndicats. Ces derniers revendiquent une hausse des primes de nuit pour atteindre des montants comparables à celles versées par Skeyes aux contrôleurs de l’aéroport de Liège.
Pour tenter d’isoler les grévistes de Charleroi, la direction justifie les primes plus faibles à Charleroi en affirmant que le travail de nuit y serait moins intense qu’à Liège. On voit que ce ne sont pas les directeurs qui passent des nuits entières devant les écrans.
Les difficultés auxquelles les contrôleurs de Charleroi cherchent à faire face, c’est que les prix ne cessent de monter et que les salaires ne suffisent pas !
C’est pour cela qu’au-delà des primes qui peuvent être remises en question sous différents prétextes, ce sont des hausses de salaires importantes qui sont nécessaires, tant à Charleroi qu’à Liège.
Droit de grève menacé
En juin, les contrôleurs aériens de Skeyes s’étaient déjà mis en grève pour dénoncer la menace de restructuration liée au projet de centralisation des activités de contrôle aérien de Liège et de Charleroi dans une nouvelle tour numérique à Namur.
Et ce mouvement n’était pas unique, ces dernières années, les contrôleurs aériens, mais aussi d’autres corps de métier du transport aérien, ont à plusieurs reprises fait grève pour dénoncer leurs conditions de travail et de rémunération.
Pour tenter d’affaiblir ces travailleurs, le ministre de la Mobilité, Crucke (Les Engagés), mène maintenant l’offensive contre leur droit de grève: il veut instaurer un service minimum dans le secteur aérien.
La situation dans le secteur du transport aérien n’est pas un cas isolé. Les attaques contre les grèves se multiplient dans tous les secteurs au moyen de réglementations, d’huissiers, de policiers et de « service minimum ».
L’État comme le patronat utilisent tous les moyens pour tenter d’affaiblir les grèves car ils savent que la grève, c’est la force des travailleurs !
