Grève à la Sonaca pour le pouvoir d’achat et la dignité

Lorsque, mardi 24 février, les travailleurs de la Sonaca ont appris que la direction refusait de payer une prime de participation aux bénéfices, les discussions se sont enflammées dans les ateliers. Tout est venu sur la table : les salaires insuffisants, les heures supplémen­taires à n’en plus finir, la pression pour livrer les commandes et le mépris des chefs. Au problème du pouvoir d’achat s’ajoutait celui de la fatigue devant les cadences. Certains mettaient en avant la nécessité d’un aménagement du temps de travail pour les plus âgés.

Sous la pression des travailleurs, la grève a été décidée, pour « la première fois depuis 15 ans ». L’usine est restée à l’arrêt une semaine. 

Samedi 28, la direction a fini par négocier un pré-accord avec les syndicats, mais il a été rejeté com­me insuffisant par les travailleurs.

La direction a alors proposé une augmentation des chèques repas de deux euros et une diminution de la quote-part des salariés, soit une  « augmentation » de 900 euros par an selon les syndicats. Un jour de congé supplémentaire est accordé aux travailleurs ayant dix ans d’ancienneté, deux jours à ceux qui ont atteint vingt ans d’ancienneté.

Des résultats très modestes, au regard des besoins, mais c’est un début. Pour ne pas se crever au travail et obtenir les augmentations de salaires nécessaires, la voie est tracée : une lutte plus large !