Gaza : négociations et famine

Pendant que les négociations s’enlisent à Doha autour d’un hypothétique cessez-le-feu de 60 jours, les bombardements, les fusillades de l’armée israélienne se poursuivent à Gaza, et la famine tue chaque jour davantage. Depuis mars, Israël impose un blocus total, interdisant quasiment toute entrée d’aide humanitaire, sauf quelques camions autorisés au compte-gouttes depuis fin mai.

Le massacre continue et les enfants paient le prix fort de cette famine organisée. Une cinquantaine sont déjà morts de faim depuis mars, et selon l’Unicef, rien qu’en mai, plus de 5.000 enfants de moins de 5 ans sont en état de malnutrition aiguë.

Face à cela, les puissances occidentales jouent parfois l’indignation tout en restant complices. 25 États ont demandé qu’Israël cesse « immédiatement » les bombardements sur les Palestiniens. L’Union européenne parle d’un accord avec Israël pour « améliorer » l’aide, mais continue de soutenir activement son armée et le massacre en cours. Quant au gouvernement de Netanyahou, il rejette toute fin de l’occupation, conforté par l’appui des États impérialistes.

Aucune véritable paix ne pourra sortir des négociations qui se mènent sous la houlette des grandes puissances qui ont volontairement dressé les peuples de la région les uns contre autres, et qui continuent d’appuyer l’État israélien. Seule l’alliance des travailleurs palestiniens et israéliens contre les gouvernements d’Israël et des États arabes, pour une société socialiste, pourra ouvrir une autre perspective que la guerre fratricide perpétuelle.