Pendant qu’on traque les chômeurs et les allocataires qui « profiteraient du système », certaines entreprises ont trouvé une méthode autrement plus rentable.
En Flandre, deux grandes sociétés d’intérim, Accent Jobs et AIB, ont obtenu pendant plusieurs années des subsides destinés à permettre aux travailleurs de suivre des formations. Problème : des heures de cours auraient été inventées, des listes de présence falsifiées et certaines formations n’auraient tout simplement jamais existé. Des travailleurs ne savaient même pas qu’une formation avait été déclarée en leur nom.
La facture atteint déjà 19 millions d’euros de subsides récupérés ou bloqués par l’inspection sociale flamande. Et trois autres sociétés d’intérim seraient encore sous enquête.
Les dirigeants de l’État et des médias vont-ils organiser de grandes campagnes médiatiques contre les « entreprises profiteuses » et les « capitalistes assistés » ?
