Fausse indexation

Dans la liste des mesures d’austérité imposées par le gouvernement fédéral, il y a le plafonnement de l’indexation, appliqué deux fois durant la législature : en 2026 et en 2028.

Pour la première fois, fin septembre, ce plafonnement sera appliqué — alors que le prix des carburants flambe, le diesel atteignant près de 2,5 €/l, et que certains doivent débourser plusieurs centaines d’euros par mois pour se déplacer !

Cette loi limite l’indexation des salaires aux premiers 4.000 € bruts, et celle des allocations sociales aux premiers 2.000 € bruts. Les allocations sociales, ça comprend le chômage, les indemnités d’incapacité de travail, les allocations familiales et les pensions – ceux qui sont les plus précaires !

L’indexation prévue est de 2%, ce qui signifie une augmentation maximale de 40 € pour les allocations sociales et de 80€ pour les salaires. Loin de l’augmentation réelle des prix !

L’indexation était déjà bien insuffisante. Entre le décalage temporel et le bricolage des calculs — comme le retrait du prix du tabac, de l’alcool et surtout des carburants du calcul de l’inflation — elle ne reflétait pas la réalité.

Cela fait des années que le patronat réduit l’indexation. Et ce plafonnement ne leur suffit pas. Les prochaines offensives sont déjà en préparation : le gouvernement discute d’imposer jusqu’à quatre indexations plafon­nées sur la législature.

On n’aura pas d’autres choix que de se défendre !