Echos du bulletin « chemins de fer »

Pas de pré-accord, mais une lutte à préparer

Le « pré-accord » entre gouvernement et directions syndicales ne passe pas auprès des collègues. Partout où les dirigeants syndicaux l’ont fait voter, la majorité des affiliés s’y sont opposés. Il ne contient aucune de nos revendications et ne prépare en fait que des nouvelles attaques, de nouvelles restrictions au droit de grève.

L’intention du gouvernement n’a jamais été de négocier. Il ne reculera que contraint et forcé par une lutte qui s’étend, se renforce et se généralise dans le rail et dans tous les secteurs. Un tel élan ne se décrète pas mais nécessite qu’on s’organise pour s’y préparer.

Faire du neuf avec du vieux… c’est chaud !

Un train, heureusement pas rempli de passagers, a pris feu à Liège suite à un problème technique. Il s’agissait d’un de ces anciens trains dont la carrière a été prolongée, encore et encore, par mesure de rentabilité…

A force de vouloir retarder le départ à la retraite du matériel, comme des travailleurs… c’est partout que couve la braise du feu… social.

Pannes annuelles

Avec le retour de la chaleur, les convertisseurs des engins « Sprinter » tombent en panne. On a beau tenter de réparer, de préparer un autre train, ou bien de les remplacer rapidement, ça se traduit souvent par un train supprimé ou qui roule avec des problèmes.

Souvent, impossible de compenser le manque d’investissement. Courir ça ne marche pas pour rattraper les mesures d’économies qu’impose la logique capitaliste !

Pause technique

Le problème qu’on a avec les applications de la SNCB (Dita, e-Drive,…), c’est que les temps de chargement sont trop longs pour assurer la ponctualité… mais pas tout à fait assez pour une pause café !

La sécurité, une priorité ?!

A partir de décembre 2025, le système de sécurité ETCS (European Train Control System) est censé être obligatoire sur tous les trains. Mais beaucoup d’engins d’opérateurs de fret et internationaux n’ont pas été équipés dans les délais.

Quand un conducteur dépasse un signal, il est sanctionné, quand des entreprises ferroviaires gèlent les investissements vitaux dans la sécurité, l’Etat ferme les deux yeux.