Echos des bulletins d’entreprise : Colruyt Dassenveld

La nuit porte profit

Qu’est-ce que la direction préfère à l’exploitation de jour ? L’exploitation en nocturne (18h-02h) ! Des collègues de l’après-midi sont renvoyés plus tôt; et ceux de la nocturne sont surchargés et s’épuisent jusqu’au milieu de la nuit.

Même quand ils dorment sur leurs deux oreilles, les actionnaires veulent que la machine à profit continue de tourner.

Tête, épaules et genoux, pieds

C’est la comptine de tous les maux de la logistique… D’ailleurs à Colruyt, on est trop nombreux à devoir porter des chaussures « médicales ».

Ça en dit long sur les conditions de travail : elles rendent tout simplement malade !

On marche des milliers de pas pour que les actionnaires restent les doigts de pieds en éventail.

Pâté de patron

La direction a proposé un “buffet festif” le 24 et le 31 décembre. Comparé aux menus de la cantine, c’est presque Noël… sauf qu’on est au boulot et qu’il faut engloutir son repas en une vingtaine de minutes.

Pas facile à digérer !

Les miettes et le reste

Le seul festin qui vaut le coup, c’est celui des profits. Mais c’est nous qui le préparons et ce sont les actionnaires qui s’empiffrent.

A un moment, quand on sera forts, il faudra qu’on se décide à ne plus se contenter des miettes.

“Ambiance festive”

Entre les intérimaires renvoyés, les heures de travail annulées et les salaires toujours trop bas, Colruyt garde le sens de la fête. Ce n’est décidément pas le nôtre.

Pas alignés avec la direction !

Face à la concurrence des magasins franchisés comme Delhaize, Intermarché ou Carrefour, la direction veut “une réforme des systèmes de rémunération”. Entendez : un alignement des salaires entre magasins intégrés (comme Colruyt) et franchisés… à la baisse évidemment !

Notre intérêt, c’est que les salaires augmentent pour tous !

Personne n’est OKay de travailler le dimanche

A partir du 4 janvier, tous les magasins OKay seront ouverts le dimanche matin. Ainsi Colruyt s’aligne sur les autres supermarchés. La concurrence capitaliste s’intensifie et chaque groupe mène sa petite guerre pour ses parts de marché et ses profits.

Sauf que ce sont les travailleurs des magasins qui en paient le prix et qui perdent leurs week-ends. Et puis c’est quoi l’étape suivante : ouvrir les magasins pendant la nuit ?!

Le rêve des patrons est de disposer de main-d’œuvre tous les jours de la semaine, à tous les horaires, afin de satisfaire leurs besoins de profit à la minute.

Pour se défendre, les travailleurs de toutes les enseignes n’auront d’autre choix que de se mettre ensemble et de stopper la machine à profit.