Drones neufs, écoles sacrifiées

Le jeudi 9 avril, entre 10.000 et 15.000 enseignants et autres travailleurs des différents secteurs gérés par la Fédération Wallonie-Bruxelles ont manifesté contre les mesures d’austérité du gouvernement.

Parmi les enseignants, la colère monte. Le gouvernement a décidé d’augmenter de 20 à 22 heures par semaine les cours à prester dans le secondaire supérieur, 1.500 équivalents temps plein seront supprimés. S’y ajoutent la réforme du tronc commun, qui redistribue les heures entre matières et menace les postes dans certaines disciplines, la suppression des petites classes (différenciées par exemple) et la suppression des 7e années qualifiantes. Des enseignants dans la manifestation brandissaient une photo d’équipe où ils avaient barré les visages des collègues qui seraient dehors l’année prochaine.

C’est tout le modèle scolaire qui est attaqué : sous-investissement dans les infrastructures, mesures pénalisantes pour les enseignants malades, suppression de plus de 100 postes de conseillers en soutien et accompagnement, hausse du minerval dans le supérieur. Et pour les écoles différenciées, avec des élèves qui viennent de familles précaires, le gouvernement a imposé la fin de la gratuité des repas. Un professeur qui travaille dans une de ces écoles témoigne : « J’ai bien peur que ce soit le retour des boîtes à tartines vides ou des repas qui sont totalement déséquilibrés ».

Face à une société qui trouve des milliards pour l’armement et des cadeaux fiscaux aux entreprises, et qui prétend ne plus avoir les moyens pour nourrir les enfants à l’école, il est urgent de se révolter !