Début septembre, la direction du site de production de frites de Mouscron a renvoyé les près de 400 salariés chez eux (sans parler des sous-traitants), puis cadenassé les portes et positionné des vigiles, avant d’annoncer le lendemain la fermeture du site aux délégués syndicaux !
L’usine serait trop vieille et moins rentable que les autres du groupe. Et alors ?
Le groupe américain Simplot, qui a racheté Clarebout Potatoes en 2025, a fait 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2024 – il ne publie pas le montant de ses bénéfices.
Le rachat de Clarebout par Simplot en 2025, pour près de trois milliards, a fait de Jan Clarebout la nouvelle dixième fortune de Belgique.
Il est évident que le groupe a largement les moyens d’investir pour rénover l’entreprise et maintenir les emplois. Mais dans une période où la demande des produits de la pomme de terre serait inférieure à leurs prévisions, les actionnaires garantissent leurs profits sur le dos des salariés.
La direction de Clarebout dit elle-même qu’elle a renvoyé tous les travailleurs chez eux, craignant leur réaction.
Oui, c’est dans ce sens-là qu’il faut aller : se faire craindre par les patrons ! Et pas d’une usine seule, mais toute la filière, car les sous-traitants et d’autres sites sont menacés, et finalement tous les travailleurs.
Entre licenciements, travail précaire, retraites minables, chômage sous pression, on a tous des problèmes semblables, qui nécessitent une lutte d’ensemble.
A partir de l’article du site LO France du 11/09/26
