Bulletin d’entreprise : Colruyt Dassenveld

Le profit mène à la panne

À la Réception, toutes les machines à désempiler étaient hors service lundi passé : une en panne, une avec la batterie à plat, une en entretien.

Colruyt nous démontre encore tout son savoir-faire en matière de radinerie: à force d’économiser chaque centime et de repousser les entretiens, les machines finissent par flancher. Et nous, on est bons pour le désempilage à la main… à moins qu’on flanche, comme les machines !

♫ Should I stay or should I go ? ♫

L’automatisation du Diepvries (l’audi) n’a pas cessé de tomber en panne la semaine passée. En attendant les réparations version MacGyver, on était bons pour partir en préparation de colis afin de compenser les pannes.

Et comme si ça ne suffisait pas, des collègues ont même été rappelés dimanche pour rattraper la préparation.

On préfère profiter de nos dimanches plutôt que de venir compenser les défaillances des machines que la direction ne fait pas entretenir pour faire plus de profit !

Control freak

L’audi tombe en panne régulièrement ces derniers temps. Et même quand les arrêts durent à peine 10, 15 minutes, on doit s’occuper à nettoyer.

Pourquoi ? La direction a peur qu’on se repose un quart d’heure ? Qu’on soit libre ? Qu’on discute des salaires trop bas ou des profits bien hauts ?

Se presser lentement

Au briefing, les chefs nous rabâchent qu’il ne faut pas courir dans l’entrepôt. Et l’instant d’après, ils nous rebattent les oreilles avec les prestations qui seraient insuffisantes.

C’est contradictoire, mais c’est toute la logique de ce système fou : nous faire travailler toujours plus vite, au détriment de notre santé, de nos salaires et de nos conditions de travail, uniquement pour augmenter les profits d’actionnaires qui se la coulent douce !

Profits empoisonnés

Pression. Forcer. Kiné. C’est le trio de l’exploitation chez Colruyt.

La direction sait parfaitement que personne ne peut tenir des années de travail sans passer par la case médicale. C’est à la case « 19ème siècle » qu’on devra renvoyer direction et actionnaires.