Le 22 mai, la police de Mons – Quévy a mené une opération de contrôle des élèves dans le centre-ville, soit disant « pour lutter contre le décrochage scolaire ». Sept élèves ont été verbalisés, ce qui veut dire qu’ils pourraient comparaître devant un tribunal.
La police se vante d’avoir impliqué « des parents, des éducateurs et le services d’aide à la jeunesse». Cette mesure de diversion est choquante, alors que les élèves en Communauté française sont privés de milliers d’heures de cours par manque de professeurs, et que le secteur de l’aide à la jeunesse a manifesté à de nombreuses reprises pour réclamer des moyens.
Et c’est révoltant alors même que le bourgmestre « socialiste », Nicolas Martin, vient de faire voter par le Conseil communal la suppression des postes d’enseignants payés sur fonds communaux qui étaient spécialement dédiés au décrochage scolaire dans les écoles de la Ville.
Les élèves ont besoin de matériel pédagogique et de professeurs, pas d’interpellations et de coups de bâton !
