Barbarie au Proche-Orient

Officiellement, une trêve est entrée en vigueur dans la bande de Gaza mais en réalité, les offensives israéliennes n’ont jamais cessé. À Gaza, au Liban et en Cisjordanie, Israël poursuit ses opérations militaires, multiplie les raids, restreint l’aide humanitaire et impose aux civils un siège permanent. C’est plus de 345 Palestiniens tués depuis le début de la « trêve ».

En Cisjordanie, les colons d’extrême droite, souvent protégés par l’armée, accentuent leurs attaques quotidiennes : assassinats de Palestiniens, incendies de maisons, destructions de cultures. Des soldats israéliens ont été filmé en train d’abattre à bout portant deux Palestiniens non armés, en train de se rendre.

Dans la bande Gaza, l’État d’Israël s’appuie sur des milices et des gangs locaux, qu’il arme et finance pour affaiblir le Hamas. Ces gangs sont connus pour avoir pillé l’aide humanitaire, volé des convois de nourriture, et tué des chauffeurs. Ils dépendent entièrement de l’armée israélienne, qui les protège. La région est ainsi soumise à des gangs rivaux se disputant le contrôle des décombres, tandis que les populations civiles tentent de survivre.

Les violences du Hamas contre la population palestinienne et lors de l’attaque du 7 octobre 2023 contre la population israélienne ont été largement dénoncées, mais de l’autre côté, les révélations de tortures contre des Palestiniens dans les prisons israéliennes ou d’exécutions sommaires se multiplient dans le silence international.

Dans la région, la barbarie n’épargne aucun camp et résulte des choix de l’État d’Israël comme de ceux du Hamas. Mais c’est avant tout l’État d’Israël, doté d’une puissance militaire nettement supérieure grâce au soutien des puissances impérialistes, qui fait régner la terreur et la violence dans la région.