Le 12 mars, entre 80 et 100.000 personnes manifestaient à Bruxelles contre l’austérité qu’impose le gouvernement fédéral. Sept jours plus tard, au mépris de la population, le contrôle budgétaire d’avril 2026 a été annoncé : 2,7 milliards d’euros d’austérité en plus des 8 milliards déjà décidés, et auxquels le gouvernement prévoit encore d’ajouter 475 millions.
Les détails de nombreuses mesures concrètes ne sont pas encore donnés. Mais la ligne est claire : faire payer les travailleurs et la population.
Les gouvernements annoncent des économies dans les services publics et dans le fonctionnement des administrations. Ce sera sur le dos des employés, qui devront travailler moins nombreux – car le gouvernement prévoit de ne pas remplacer les départs – avec moins de moyens et des conditions qui s’aggravent.
C’est la « remise au travail » des malades de longue durée, c’est-à-dire l’augmentation des contrôles par les médecins conseils, de la pression pour que certains malades soient carrément exclus des allocations.
C’est aussi la limitation de l’indexation des salaires. Au-delà de la tranche de 4.000€ brut, le salaire ne sera temporairement plus indexé. Ils osent appeler ça « faire contribuer les épaules les plus larges » – alors que c’est le salaire minimum que tous les travailleurs devraient avoir pour faire face au coût de la vie – et après ils couvriront les capitalistes de cadeaux et subventions !
Et puis, ce seront des hausses d’accises sur le gaz et le mazout de chauffage. Des hausses de taxes sur l’énergie, à l’heure où les prix explosent à cause de la spéculation des capitalistes sur la guerre.
Ils nous font les poches alors que les entreprises du BEL 20 ont fait plus de 17 milliards de profits en 2025 ! Voilà où trouver l’argent !
