Depuis janvier 2026, de nouvelles mesures sont appliquées pour forcer le retour au travail des « malades de longue durée ».
Elles s’ajoutent à tout un programme de harcèlement et de sanctions contre les malades et les invalides déjà mis en place depuis 2021 par les gouvernements précédents.
Pour les patrons, les licenciements pour cause de maladie ou d’invalidité continuent d’être facilités.
Depuis 2022, ils peuvent invoquer un « cas de force majeure médicale » et licencier un travailleur sans préavis s’il est en incapacité de travail ininterrompue depuis neuf mois et qu’aucun parcours de réinsertion n’est en cours.
En 2024, un « fonds retour au travail » a été créé, soi-disant pour aider les travailleurs licenciés pour raisons médicales à retrouver un emploi.
Les patrons doivent simplement verser 1.800 euros dans ce fonds et notifier le licenciement à l’INAMI. Et depuis 2026, le délai a été réduit à six mois d’incapacité au lieu de neuf pour licencier.
En un an et demi, les patrons ont licencié plus de 7.500 travailleurs, jugés « inaptes » au travail.
Ce sont les conditions de travail, les cadences et les pressions imposées par les patrons qui rendent malade !
Et l’argent versé par les employeurs au « fonds retour au travail » est ridicule et illusoire : la grande majorité des travailleurs licenciés ne retrouvent plus d’emploi.
Si la mutuelle estime qu’ils ne sont pas « assez malades », c’est le chômage. Et avec la limitation des allocations dans le temps, cela peut signifier la perte totale de revenus et la misère.
D’après les représentants du patronat eux-mêmes, ce sont surtout les patrons qui causent l’échec de la réintégration des malades : quel est leur intérêt de réintégrer des ouvriers et ouvrières dont les tendons ou les nerfs sont déjà usés ?
Et les postes allégés sont les premiers à être supprimés pour faire plus de profit.
Le gouvernement prétend justifier ces attaques par la nécessité de faire des « économies » ou de lutter contre les prétendus profiteurs. Ce sont des mensonges. L’État est seulement au service des patrons !
