Après Audi, les boniments de Heylen

Audi et le groupe Heylen seraient parvenus à un accord pour la vente du site d’Audi Forest, afin de le reconvertir en un parc industriel qui appartiendrait directement au groupe Heylen.

Le site d’Audi Forest, après avoir reçu des centaines de millions d’euros d’aides publiques pendant des années, avait fermé l’année dernière, privant plus de 3.000 travailleurs de salaire, et ce malgré les innombrables promesses des gouvernements successifs et de la direction d’Audi de maintenir la production en échange de sacrifices consentis par les travailleurs.

Le groupe Heylen souhaite transformer le site en un parc regroupant plusieurs entreprises de production et de logistique et promet déjà la création de 3.000 emplois. De belles promesses… mais pour quelles conditions de travail et de salaire ?

Et si ces promesses ne garantissent rien aux travailleurs, comme au temps d’Audi, elles sont un moyen pour que ces groupes reçoivent tout de suite des millions en subsides !

Laurent Hublet (Les Engagés), ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Économie, annonce déjà des subsides à Heylen pour compenser le rachat du site, ainsi que des baisses de cotisations sociales équivalant à 4 à 5 % du salaire brut : « Si on veut attirer des industriels, on doit être compétitif, et pas que fiscalement, mais aussi en termes de main-d’œuvre ou de vitesse dans l’exécution. C’est le rôle des pouvoirs publics. »

Ces messieurs ne sont pas des philanthropes. Ce qui les convainc, c’est la possibilité de s’enrichir sur le dos des travailleurs de la région, tout en bénéficiant du soutien politique et financier sans faille des gouvernements de gauche comme de droite.

Hier Audi, demain peut-être Heylen, mais l’exploitation reste toujours à abolir.