En réaction à l’annonce d’Aldi de vouloir ouvrir ses magasins le dimanche, les travailleurs ont déclenché, jeudi 23 avril, une grève spontanée. Partie de Flandre, elle a rapidement touché près de 60 magasins dans tout le pays.
Sur les piquets, devant les magasins, des travailleuses dénoncent une attaque contre leur vie privée. Pour beaucoup, le dimanche est le seul jour où il est possible d’être en famille, de voir ses proches, de pratiquer ses loisirs ou simplement de souffler.
La grève a duré jusqu’au samedi 25, mais les travailleurs d’Aldi n’ont pas encore dit leur dernier mot. Samedi 2 mai, 22 des 26 magasins de Bruxelles et de sa périphérie se sont à leur tour mis en grève.
Tous les travailleurs de la distribution sont concernés
L’attaque de la direction d’Aldi n’est pas isolée. Il y a trois ans, Delhaize et Intermarché vendaient leurs magasins à des patrons franchisés au nom de la « flexibilité », ouvrant la voie aux ouvertures le dimanche. Depuis, Carrefour et le groupe Colruyt, notamment avec les Okay, ont multiplié les ouvertures le dimanche en s’appuyant sur les exceptions existantes. Lidl a annoncé en mars vouloir suivre le même chemin. Aujourd’hui, c’est au tour d’Aldi.
Le gouvernement accompagne cette offensive patronale et la fait entrer dans la loi, en généralisant l’ouverture des magasins jusqu’à 21h et 7 jours sur 7.
Il n’y a aucune raison qu’en dehors des hôpitaux, des transports et de certaines productions en continu, le travail du dimanche se généralise.
Cette attaque dans tout le secteur de la distribution montre ce que les travailleurs des différentes enseignes ont en commun. Face aux grands groupes de la distribution, seule une lutte d’ensemble des travailleurs d’Aldi, Colruyt, Delhaize, Carrefour, Lidl et des autres enseignes pourrait faire reculer les capitalistes et le gouvernement à leur service.
