Actualités locales : Liège

Garderie payante

À Liège, le Conseil communal envisage de rendre les garderies payantes au sein des écoles dès la rentrée scolaire. Cette mesure ferait payer environ 125 euros par an et par enfant aux familles. Une attaque directe contre les foyers populaires, déjà étranglés par l’inflation et les coupes budgétaires.

Liège coupe dans les ASBL

La Ville de Liège compte diminuer de 15 % les subsides accordés aux ASBL. Cette mesure risque de faire disparaître de nombreuses associations. Ces ASBL accueillent les enfants après l’école, nourrissent ceux qui ont faim, soutiennent les personnes sans-abri, forment les adultes en difficulté, créent une vie sociale dans les quartiers. Tout une série de services essentiels pour la population.

Les oubliés du tram

L’arrivée du tram et l’abandon des extensions vers Herstal et Seraing en 2024 ont entraîné des changements importants sur les réseaux du bus.

Dans certains quartiers urbains, la suppression de lignes de bus atteint jusqu’à 30 %. Et quand elles ne sont pas supprimées, les correspondances plus complexes et les temps d’attente plus longs rendent les trajets plus compliqués.

Ces suppressions touchent en priorité les habitants des quartiers populaires, souvent sans voiture, qui dépendent des transports en commun pour aller travailler, se soigner ou étudier. Et sans les extensions, ces quartiers se retrouvent sans tram et avec moins de bus pour se déplacer.

A Flémalle par exemple, une aide-soignante témoignait ne plus pouvoir travailler le week-end car les bus ont été supprimés.

Tram : incidents à répétition

Depuis son lancement, le tram de Liège subit problèmes techniques et accidents à répétition. Des conducteurs témoignent qu’il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait un problème.

Accrochages, pannes, systèmes défectueux… certains trams circulent même sans signal lumineux aux feux rouges, forçant les conducteurs à contacter le centre de contrôle à chaque croisement, augmentant les risques pour tout le monde.

Et les rames en circulation ne font que diminuer avec les accidents. La société chargée de la maintenance ne dispose d’aucune pièce de rechange en stock car cela serait trop coûteux pour eux. Les réparations prennent des semaines et il faut faire appel aux bus pour compenser les pannes du tram. Une situation épuisante pour les conducteurs et qui pénalise toute la population avec un réseau de transports chaotique.