Actualités locales : La Louvière

ALE de La Louvière : licenciés et exclus !

Mardi 8 juillet, 40 gardiens de la paix se sont invités au Conseil communal de La Louvière où se discutait leur sort. En effet, 54 de ces travailleurs sur 58 vont perdre leur emploi… parce qu’ils vont être exclus du chômage ! Voilà le genre d’absurdité dont tous les partis de droite et de gauche qui ont gouverné ensemble depuis 40 ans partagent la responsabilité.

Les gardiens de la paix ont beau se lever tous les jours à 6 heures du matin pour aller travailler, légalement, ils sont chômeurs ! Merci au PS et ses emplois précaires payés 4,10 € de l’heure en plus de l’indemnité de chômage.

Les gardiens de la paix assurent la circulation aux abords des écoles, surveillent les marchés et la propreté des quartiers, accompagnent les chauffeurs des TEC pour leur faciliter la tâche, ils seront jetés dehors quand même, sans salaires, sans indemnités de chômage, merci le MR et les Engagés et leur « réforme » du chômage.

Le comble est que beaucoup de ces travailleurs n’auront pas droit au Revenu d’Intégration Sociale (RIS) du CPAS si leur conjoint a un salaire ou une indemnité. Un grand nombre d’entre eux sont âgés de plus de 50 ans et leur chance de retrouver un travail, en pleine vague de licenciement dans le secteur public et privé, est quasi nulle.

Le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres

Qui va remplacer les gardiens de la paix aux abords des écoles ? Peut-être les mêmes gardiens de la paix, en tout cas ceux qui auront « la chance » d’avoir droit à un RIS du CPAS et le « privilège » de postuler pour un emploi précaire. Jusqu’à ce que les règles changent à nouveau. Ou que les enseignants soient contraints d’être aussi éducateurs ou gardiens de la paix durant leurs heures de fourche.

Ce n’est pas de l’exagération. C’est la logique des capitalistes et de leurs serviteurs qui gouvernent.

Un recul peut en préparer un autre

Parmi 200 mesures d’économie, la commune de La Louvière veut imposer aux travailleurs communaux de travailler deux heures de plus gratuitement.

Depuis 1977, ils avaient acquis la semaine de 36 heures payée 38 heures. Pour faire pression, les échevins et le bourgmestre (PS et MR) ont menacé de supprimer également le 13e mois et les chèques repas.

Les syndicats n’ont rien proposé de mieux aux travailleurs que de céder au chantage en renonçant aux 36 heures. Ces deux heures perdues, ce sont des jours de récupération en moins pour la famille et les enfants, mais aussi des emplois communaux en moins via des travailleurs qui ne seront pas remplacés.

Et en 2026, lorsque le Collège voudra économiser à nouveau des dizaines de millions, adieu les chèques repas et le 13e mois… avec l’accord syndical ?

Échevin des taxes et amendes

L’échevin des finances de La Louvière, le MR Olivier Destrebecq, se gargarise de sa promesse de « ne pas créer de nouveaux impôts ». Pas de nouveaux impôts… en 2025. On verra en 2026.

En attendant, la Ville augmente fortement les impôts déjà existants, comme la taxe sur le revenu cadastral (+12%) ou la taxe poubelle (+ 43 %) ! Et cela n’est que la face visible de la lune.

A cela il faut ajouter l’utilisation du moindre article du règlement communal pour infliger des amendes de plusieurs centaines d’euros, sous prétexte d’incivilités ou d’écologie, en réalité pour remplir les caisses et engraisser les banquiers.

Cela fait cher le liseron !

De nombreux locataires sociaux sont des pensionnés ou des personnes handicapées pour qui l’entretien de la pelouse et du trottoir est un défi. Pas facile de tenir le taille-haie s’il faut lâcher sa béquille !

Cela n’empêche pas la commune de menacer ces locataires d’amendes salées jusqu’à 500 euros, voire de mettre fin à la location. La commune utilise les agents constatateurs et les gardiens de la paix pour fliquer les pauvres gens, faute d’engager du personnel pour entretenir et embellir les quartiers.

Ils qualifient cette politique de « La Louvière belle Ville » …

Injustice et Mépris vivent en couple

Centre Habitat est automatiquement informé du moindre versement sur les comptes bancaires de ses locataires et adapte le loyer sans discussion.

Un locataire reçoit 500 euros de sa mutuelle pour couvrir ses dépenses médicales annuelles ? Le loyer est augmenté de 20€, soit la moitié de l’indemnité prévue pour les soins médicaux !

Et lorsqu’on téléphone pour s’expliquer, on se fait remballer par un « soyez content d’avoir un toit au-dessus de la tête »…

La m… vient d’en haut

Pourquoi les travailleurs de Centre Habitat sont-ils méprisants vis-à-vis des locataires sociaux ? Parce qu’ils sont eux-mêmes méprisés par leurs chefs.

Ceux-ci sont à leur tour humiliés par les remontrances et les menaces du bourgmestre et des échevins, qui eux pleurent et qui supplient les gouvernements qui les tiennent à la gorge. Et ainsi de suite.

Tout en haut, les milliardaires s’achètent des îles, se marient à Venise ou font du tourisme dans l’espace.

Le jour où tous les humiliés feront ravaler leur arrogance aux riches, on sera bien plus polis et courtois entre nous.