Actualités locales : Gand

Coupes budgétaires ? Non merci !

Début juillet, la Ville de Gand – gouvernée par une coalition Vooruit, Open-VLD et Groen – a annoncé un plan d’austérité de 120 millions d’euros d’économies par an, de nouvelles taxes, et la suppression de 350 à 416 postes. Spontanément, 150 travailleurs de différents services communaux (voirie, espaces verts) se sont rassemblés devant l’Hôtel de Ville. Travaillant avec des moyens de plus en plus réduits, ils ont dénoncé la décision de la Ville.

La Ville prétend que les suppressions de postes se feront principalement dans des fonctions internes, comme la communication ou la gestion, et « en douceur ». Elle parle de départs « volontaires » avec prime, ou encore de l’obligation pour tous les nouveaux recrutements de se faire « en interne ».

Mais 350 postes, cela représente 5% du personnel ! Il n’y a rien de « doux » là-dedans !

Et combien de licenciements sont prévus ? Dans quels services ? Avec quelles primes ? Aucune information précise n’a été fournie aux premiers concernés.

Le lendemain et le surlendemain, les employés communaux étaient bien plus nombreux et rejoints par des habitants qui ont conscience que, moins d’agents communaux, ça veut dire des services publics dégradés pour tous. Au total, ils étaient près de 1.000 à manifester.

Les ouvriers d’IVAGO, qui s’occupent de la gestion des déchets, ont aussi rejoint le mouvement : IVAGO prévoit de fermer un incinérateur d’ici 2030, entraînant 40 suppressions d’emplois.

En réaction à ces manifestations spontanées, les syndicats ont lancé un préavis de grève. Les 18 et 19 juillet, jours de lancement des Fêtes de Gand, les travailleurs d’IVAGO ont fait grève et une nouvelle manifestation a rassemblé un millier de participants.

La situation financière de Gand, comme dans de nombreuses autres villes, est, entre autres, le résultat de dizaines d’années pendant lesquelles les transferts financiers du fédéral ou des régions vers les communes n’ont pas suivi les besoins réels. Et pendant ce temps, les subsides du fédéral aux grandes entreprises n’ont cessé d’augmenter. Ce n’est ni aux travailleurs, ni aux habitants de payer !