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Ecowerf : les travailleurs refusent de voir leur santé jetée aux ordures !

Le 20 mai dernier, les travailleurs d’Ecowerf, entreprise chargée de ramasser les poubelles dans la région du Brabant-est, ont arrêté le travail. Ils doivent servir trois communes de plus, mais les camions nécessaires pour cela ne sont pas encore arrivés, le personnel supplémentaire pas embauché. Qu’à cela ne tienne, ils n’avaient qu’à allonger leur journée de travail, parfois jusqu’à 11 heures !

Face aux poubelles qui s’accumulaient, la direction d’Ecowerf semble avoir un peu plus compris l’urgence.




Derrière la saucisse grillée, une odeur de profit pourri

A Gand aussi, les travailleurs de la société IVAGO, chargée du ramassage des poubelles, étaient en grève depuis une semaine. Ce qui a mis le feu aux poudres est une troisième mauvaise évaluation de suite pour un travailleur de 57 ans. Parce qu’il aurait mangé une saucisse pendant les heures de travail, il est menacé d’être licencié !

Derrière cela se cachent les pratiques de harcèlement et de sanctions de la direction pour imposer aux travailleurs des conditions de travail de plus en plus intenables pour tous ceux qui n’ont pas une condition de coureur de fond. Entre austérité communale et profits privés, les travailleurs ont bien compris que tout le monde est visé.

Les privatisations à la poubelle !

Le bourgmestre de Gand, Daniel Tirmont (Sp.a), a envoyé des huissiers chez les grévistes d’IVAGO pour les réquisitionner. Il invoque le danger pour la santé publique (ou pour l’image de la ville aux yeux des touristes ?).

C’est pourtant la ville, depuis très longtemps dirigées par des hommes politiques issus du parti socialiste flamand, qui a privatisé IVAGO dans les années 90, rendu payant les poubelles, supprimé des poubelles publiques, etc. Et c’est entre l’austérité de la ville d’un côté et la soif de profit des actionnaires privés d’IVAGO – dont la multinationale Suez – que le service aux habitants de la ville et les conditions de travail des éboueurs se sont dégradés.