1

Les cannibales

Chez BNP Paribas, un élargissement du plan de réduction de personnel a été annoncé. Ce plan pousse les employés de plus de 50 ans dehors. La direction veut faire disparaître 1 050 équivalents temps plein d’ici trois ans.

Depuis la crise bancaire en 2008, près de 8 500 emplois ont été supprimés dans le secteur bancaire. Et cela n’a pas « assaini » les banques qui spéculent plus que jamais et nous rapprochent tous les jours un peu plus de la prochaine crise de grande ampleur. Il est temps de refuser de nouveaux sacrifices pour ce système dément !




Hémorragie d’emploi, marée de profits

Début décembre, BNP-Fortis annonce son intention de supprimer plus de 1 000 emplois en 3 ans. Quelques jours plus tard, autre annonce : le versement de 2 milliards € de dividendes « intercalaire » à la maison mère BNP – Paribas, dividendes qui viennent s’ajouter aux 1,25 milliards € déjà versés en 2015. Le dividende versé en un an aux actionnaires représente donc l’équivalent de… 54 166 salaires annuels brut de 60 000 €.




Ils n’en ont jamais assez

Après Delhaize, c’est la BNP qui s’attaque au salaire de ses employés. Officiellement, la direction parle de « réviser les primes d’ancienneté » et de « revoir la philosophie salariale ».

Dans la période actuelle, on devine que ce n’est pas pour les augmenter.

La même semaine, la BNP a annoncé un bénéfice 1,5 milliards d’euros (+10,6%) pour le troisième trimestre de cette année.

Dans tous les secteurs, les patrons petits et gros, profitent de la peur du chômage pour nous faire les poches.