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Sous le sapin : les marchands d’armes font le plein de cadeaux

Juste avant les fêtes, le gouvernement a confirmé son « plan stratégique pour la défense ». Sous le sapin : 9,2 milliards pour acheter d’ici 2030 34 nouveaux avions de combats, 2 frégates, six chasseurs de mines, six drones…

Le gouvernement peint l’avenir en kaki.




Le terrorisme et les guerres rapportent gros… aux entreprises d’armement wallonnes

Les exportations d’armes de la Wallonie vers l’Arabie saoudite ont atteint 396 millions en 2014. Mais c’est sans compter les exportations de tourelle-canons de l’entreprise CMI (Cockerill Maintenance & Ingénierie) pour une valeur de 3,2 milliards vers le Canada… Ces « véhicules blindées légers » que le texte de la licence d’exportation du gouvernement wallon décrit d’ailleurs un peu trop gentiment comme « jeeps » font en effet partie d’une commande à destination de l’Arabie saoudite. Ils n’y serviront pas à transporter des cheiks à un pique-nique dans le désert…

Choisir entre la guerre et le chômage?

Ces exportations seraient aussi dans l’intérêt des travailleurs, nous dit-on. CMI n’est-t-elle pas une des rares entreprises de la région à avoir embauché ? Alors comme ça, il n’y aurait pas d’autre choix qu’entre des exportations d’armes et l’emploi ? En sachant qu’une partie de ces armes se retrouvent dans le camp de ceux qui tirent sur les soldats européens…

Mais les capitalistes ne veulent pas investir et développer des métiers bien plus utiles : il manque des logements sociaux, de personnel dans les hôpitaux, de cheminots, des milliards de paysans dans le monde seraient contents de disposer d’un tracteur fabriqué par des métallurgistes compétents…

Avec les bénéfices que les usines d’armement distribuent à leurs actionnaires, les milliards que les gouvernements dépensent pour la guerre… tout le monde pourrait travailler et gagner sa vie honnêtement et utilement !

Le seul obstacle est le profit d’une poignée de capitalistes.




Les complices des terroristes

En 2014, la Wallonie a exporté des armes pour près de 400 millions d’euros vers l’Arabie saoudite, deux fois plus qu’en 2013. Le régime de ce pays n’est guère moins réactionnaire et violent que le prétendu Etat islamique, il est aussi un de leurs principaux fournisseurs de moyens financiers et d’armes.

Le gouvernement cherche les complices des terroristes ? Pas besoin de s’aventurer à Molenbeek, ils peuvent en trouver en se regardant dans le miroir.