Gouvernement wallon : la lutte des places n’empêche pas les partis d’être unis contre les travailleurs

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Le ministre du budget du gouvernement wallon, le libéral Jean-Luc Crucke, a démissionné de son poste en faisant le plus de bruit médiatique possible. Avec l’aide des socialistes, des écolos et la complaisance de la presse, il voulait se faire passer pour un libéral à la fibre sociale avec un projet d’impôt un peu moins injuste. Pas pour forcer les riches et les grandes entreprises à payer plus d’impôts, bien sûr, mais des mesures fiscales qui touchaient l’électorat du MR, comme de taxer les donations aux enfants en tant que droits de succession ou encore réserver les réductions fiscales des Pick-Up et SUV aux seuls professionnels.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a appelé les députés wallons du MR à s’opposer à ce projet, par pure tactique électorale, ce qui a finalement poussé Crucke à la démission. Mais il ne faut pas être dupe : MR, PS, et écolos derrière eux, poursuivent le même objectif de faire payer aux travailleurs et à la population leur politique de soutien aux grosses entreprises.

Et Crucke est fier de ses méthodes de Budgets Base Zéro, grâce auxquelles le gouvernement wallon économise 150 millions par an sur le dos des travailleurs des services publics.

Ensemble avec le ministre président socialiste, Elio Di Rupo, ils imposent des mesures d’économies dans les administrations provinciales qui suppriment des milliers d’emplois. Tandis qu’ils s’engagent à rembourser 1,2 milliards € aux assureurs des sinistrés des inondations. Tandis qu’ils empruntent d’autres milliards pour financer le développement de réseaux d’hôpitaux capitalistes concurrents. 

Les dirigeants du MR réfléchissent peut-être à quitter le gouvernement wallon pour préparer les élections de 2024 sur les bancs de l’opposition. Quant aux dirigeants CdH dans l’opposition, comme André Antoine, leurs seules critiques contre le gouvernement Di Rupo est qu’il ne réduit pas assez ses dépenses !

En fait, ils sont impatients de revenir au gouvernement pour continuer et aggraver la politique d’austérité contre les travailleurs et la population. Et ainsi vogue le petit navire des politiciens dont l’ambition électorale ou personnelle est le seul horizon, sur un océan d’injustices sociales insupportables.