En Flandre comme en Wallonie, les réfugiés afghans marchent pour leur cause

image_pdfimage_print

Prenant au mot les politiciens belges qui leur prétendent que les Flamands sont plus hostiles à leur cause que les Wallons, le collectif des demandeurs d’asile afghans a décidé, le 11 janvier, de marcher en Flandre pour y faire connaître leur situation et leur combat. Les réfugiés afghans réclament leur régularisation, le droit d’asile pour échapper à leur pays en guerre. Et si bien sur ils ont rencontré, comme en Wallonie, des réactions hostiles à leurs revendications, leur action a aussi fourni l’occasion à de nombreuses personnes de leur exprimer leur sympathie et leur intérêt. Chaque ville traversée a eu ses témoignages de solidarité et de respect, venus de jeunes gens, de familles, d’organisations syndicales ou humanistes. Des repas, des couvertures, des chaussettes sèches leurs ont été fournies par des anonymes qui savent ce que « solidarité » veux dire.

A Merchtem, les 200 marcheurs afghans ont fait une halte devant le domicile de la secrétaire d’état à l’asile, la libérale flamande Maggie de Block, qui assume une ligne d’intransigeance face aux demandes d’asiles des afghans sur le mode « la région de Kaboul est sûre ». Les marcheurs ont symboliquement déposé dans sa boîte au lettre un billet d’avion pour la capitale afghane, dans laquelle les soldats belges eux-mêmes vivent dans un camp retranché.

Pendant que les partis politiques étalent leur pleutrerie ou se vautrent dans la démagogie anti-étranger, le courage et le militantisme de réfugiés afghans, venus de si loin, contribue à rapprocher ces Wallons et ces Flamands qui ont pu vérifier qu’ils n’étaient pas si seuls à désapprouver la politique inhumaine du gouvernement à l’égard des réfugiés.