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Skeyes : la force des travailleurs, c’est la grève !

Malgré la pression et les menaces
d’astreintes pour Skeyes, les contrôleurs aériens ont encore fait grève jeudi
matin, ce qui a entraîné l’annulation de plusieurs dizaines de vols. Et une
avalanche de commentaires méprisants et menaçants de la part des politiciens et
journalistes qui traitaient les contrôleurs aériens de privilégiés.

Le sous-effectif auquel les contrôleurs
doivent suppléer par une surcharge de travail constant est le résultat de la
politique d’austérité qui prévoit le non-remplacement des départs. Politique
appliquée dans toute la fonction publique du fédéral jusqu’aux communes, et
dans les entreprises publiques comme la SNCB.

Les contrôleurs aériens ont raison
de se défendre. Il faudra que beaucoup d’autres travailleurs s’y mettent pour
créer un rapport de force en faveur de l’ensemble du monde du travail.




Tesla innove… dans l’exploitation!

Les
travailleurs du constructeur automobile Tesla ont reçut un courrier de leur
direction faisant appel « au volontariat » pour livrer des dizaines
de milliers de véhicules à leurs propriétaires. Les heures supplémentaires de
ces « volontaires » seront payées comme des heures normales, et ils
devront rentrer à l’usine en taxi Uber. Le constructeur Tesla est connu pour
ses conditions de travail exécrables : après avoir réduit le personnel de ses
usines de 20%, le nombre d’arrêts maladie a explosé passant de 7 620 jours en
2017 à plus de 22 500 en 2018.

A
force de toujours pousser plus loin l’exploitation et le mépris, les patrons
déclencheront des explosions de colères bien méritées.




La sécurité de l’espace aérien ne tombe pas du ciel

Fin 2018, Belgocontrol est devenu Skeyes.
Une entreprise publique autonome où concurrence et rentabilité sont devenus des
maîtres mots et où les travailleurs, pourtant chargés de grandes
responsabilités, sont confrontés au sous-effectif, à la surcharge de travail,
au stress, à des horaires exténuants, et à une direction qui fait la sourde
oreille à leurs revendications.

Ils ont bien raison de faire grève !