Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. Chaque année, la crise du capitalisme s’aggrave et montre à quel point cette société est aujourd’hui incapable du moindre progrès, ni pour les femmes, ni pour le reste de la société… quand elle ne régresse pas.
L’oppression des femmes est mondiale et prend des formes multiples : salaires plus faibles pour des postes équivalents ; discriminations ; harcèlement sexuel ; relégation aux tâches domestiques ; statut de mineure sous la tutelle d’un père ou d’un mari ; oppression religieuse ; effacement de l’espace public ; violences qui conduisent à des viols et des meurtres.
Chaque année, des dizaines de milliers de femmes meurent dans le monde à la suite d’un avortement clandestin faute d’avoir accès à une prise en charge médicale.
En République démocratique du Congo, dans les villages autour des mines de cobalt et de coltan, des femmes sont violées chaque jour, parfois avec la destruction de l’appareil génital à coups d’armes ou de machette. Ces viols sont utilisés comme armes de guerre pour terroriser les populations et maintenir le contrôle sur ces régions riches en minerais.
L’affaire ignoble autour du milliardaire Epstein révèle aussi la réalité sordide de la bourgeoisie à la tête de cette société. Ce financier multi millionnaire a organisé pendant des années un trafic de femmes, dont des mineures, pour lui et des hommes puissants du monde entier : capitalistes, politiciens, membres de familles royales…
Aujourd’hui, leur société capitaliste s’enfonce toujours davantage dans la barbarie et, au fil des mois, leurs guerres se généralisent. Dans ce contexte de crise, ces mêmes dirigeants cherchent de plus en plus à dresser les peuples les uns contre les autres pour les mobiliser dans leurs guerres pour le profit.
Pour cela, ils s’appuient sur des sentiments bien réels dans la population, comme la révolte face à l’oppression d’un peuple. C’est ce qu’ils tentent de faire en Iran : au nom de la défense des femmes et des peuples, ils cherchent à justifier les interventions militaires américaine et israélienne et les bombardements, y compris sur des civils et des enfants.
Ce ne sont que des hypocrites et des menteurs. Ceux qui bombardent les peuples ne sont jamais des libérateurs. L’objectif des guerres n’a jamais été l’émancipation, ni des peuples ni des femmes, mais la défense des intérêts économiques et des profits de la bourgeoisie.
L’extrême droite utilise aussi le discours féministe pour diviser les travailleurs. En désignant les hommes noirs, les arabes ou les musulmans comme responsables des violences, ils attisent le racisme et opposent les peuples entre eux. Alors que les hommes blancs, les chrétiens et les juifs sont tout autant oppresseurs et violents !
En fait, c’est l’organisation de la société, la pauvreté matérielle et culturelle, la division entre riches et pauvres, qui contribue au maintien, voire accentue la barbarie sociale et en particulier l’oppression des femmes.
Seule une boussole de classe permet de comprendre ces pièges. La lutte contre l’oppression des femmes est vitale, mais elle ne peut être séparée de la lutte contre une organisation sociale basée sur l’exploitation de l’Homme par l’Homme.
L’émancipation des femmes passera par le renversement du capitalisme, par la lutte de l’ensemble de la classe ouvrière, femmes et hommes, pour construire une société nouvelle débarrassée de l’oppression, de la misère et des guerres.
