Une banque alimentaire à l’école

Une école secondaire du centre de Bruxelles a mis sur pied une petite « banque alimentaire » dans ses propres locaux. On y trouve des boîtes de conserve de légumes et de fruits, des pâtes et du riz, des serviettes hygiéniques et du dentifrice.

Comme le rappelait la campagne Viva for life, un enfant sur quatre vivait dans la pauvreté en 2019 et l’aggravation de la crise en 2020 a augmenté ce chiffre déjà terrible.

Le personnel enseignant et éducatif recueille des témoignages de conditions de vie de plus en plus dures. A l’heure du blabla sur l’enseignement « à distance », on mesure que les liens sociaux qui sont tissés à l’école, ne sont pas seulement nécessaires sur le plan des apprentissages, mais aussi sur le plan du bien-être psychologique et même pour des choses aussi élémentaires que l’alimentation !

Dans cette économie complètement folle, les gouvernements enrichissent largement l’industrie informatique en achetant toutes sortes de matériel et de programmes pour donner cours, faire des réunions, rendre des devoirs, prendre les présences, contacter les parents, etc. Et leurs choix semblent souvent plus guidés par la volonté de contrôler les élèves comme les enseignants que par un souci du bien pour la jeunesse.

Une cantine qui nourrit bien les élèves et leur permet d’être réceptifs à leurs cours serait un moyen simple, bon marché et mille fois plus puissant pour promouvoir la réussite.

Pour faire des choix utiles et performants, il faudrait que les personnels de l’enseignement et les élèves en âge de le faire, contrôlent de quelle manière sont utilisés les budgets alloués à l’école.