Un système parasitaire dont il faut se débarrasser !

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En dix ans, depuis la crise bancaire de 2008, le montant des dividendes distribués dans le monde a doublé. En 2018, les grandes entreprises cotées en bourse ont ainsi versé 1.250 milliards d’euros aux actionnaires, et on s’attend à ce que ce montant augmente encore cette année !

C’est près de 4 fois le montant qu’il faudrait, selon l’ONU, pour éradiquer la faim dans le monde.

La Belgique n’est pas en reste et ses grandes entreprises se positionnaient encore en 2017 en 8ème place dans le classement des pays où les actionnaires sont le mieux rétribués. Les grandes sociétés belges ont ainsi distribué à leurs actionnaires 8,73 milliards d’euros en 2017 et 7,4 milliards en 2018. C’est l’équivalent de 164.000 salaires annuels de 45.000 euros brut.

Pour arriver à de tels montants, combien de travailleurs ont été licenciés pour augmenter les dividendes en exploitant encore plus ceux qui restent ?! Comme chez Caterpillar dont les dividendes ont augmenté de 16% depuis l’annonce de la fermeture en 2016.

Combien de charge de travail supplémentaire pour ceux qui restent ? Comme chez Carrefour, Delhaize, Mestdagh, BPost, ou NLMK où la direction veut imposer des journées de 12 heures aux 200 travailleurs qui ne seraient pas licenciés.

Oui, le prix de ces dividendes, ce sont les dos cassés, les tendinites, les dépressions, les salaires qui ne permettent même plus aux travailleurs des pays riches de payer leurs factures, et à ceux des pays pauvres de manger à leurfaim.

Si même dans un pays riche comme la Belgique, tout le monde n’arrive plus à se faire soigner en cas de maladie, si de plus en plus d’ainés vivent avec des pensions en-dessous du seuil de pauvreté, si les écoles, les transports et les infrastructures sont en piteux état, ce n’est nullement une fatalité. C’est le résultat d’un système économique entièrement tourné vers l’enrichissement de la classe capitaliste, qui ne représente qu’une infime minorité de la population.

Un système devenu tellement parasitaire qu’il menace l’existence même de l’humanité.

Pour dominer les colonies et le commerce, et augmenter leurs profits, les bourgeoisies des pays capitalistes ont plongé l’humanité par deux fois dans la guerre mondiale. Les fortes augmentations des budgets militaires indiquent qu’elles risquent de reprendre le même chemin. Pour les populations d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan, de Libye et de bien d’autres pays, qui subissent des guerres depuis des dizaines d’années, cette catastrophe est déjà là.

Aucune solution aux problèmes fondamentaux de l’humanité n’est possibletant que la classe capitaliste a le pouvoir sur les moyens de production et les capitaux. Leur seul critère pour toutes leurs décisions, c’est la recherche du profit maximum.

La classe capitaliste est incapable de garantir à tousles êtres humains l’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux médicaments, à un logement décent et aux connaissances fondamentales, incapable d’arrêter la destruction de l’environnement, des océans et de la biodiversité ou encore le réchauffement du climat.Un tel système n’a plus aucune légitimité !

Il est également incapable d’arrêter la montée des courants réactionnaires qui menacent partout.

Alors oui, les jeunes ont raison de descendre dans la rue pour défendre leur avenir. « En 2050, vous êtes tous morts, pas nous », a écrit un étudiantsur sa pancarte à l’adresse du monde politique.Tout comme les dizaines de milliers de gilets jaunes ont raison de rester mobilisés après trois mois en France et aussi en Belgique, malgré la violence policière et malgré la stratégie du pourrissement du gouvernement français.

Mais surtout, il faut que renaisse un courant communiste révolutionnaire, que des hommes, des femmes, des jeunes se donnent la perspective de faire renaître un parti révolutionnaire parmi les travailleurs, ayant pour but lerenversement du système capitaliste. Il n’y a pas d’autre solution. Il faut arracher le pouvoir des mains des capitalistes. Il faut que les moyens de production – les usines, les banques, les infrastructures – deviennent le bien de tous et soient contrôlés en premier lieu parceux qui les construisent et les font fonctionner tous les jours. C’est la condition pour que l’humanité puisse mettre en œuvre des décisions sur d’autres critères que le profit de quelques-uns. C’est la condition pour que les immenses moyens et connaissances dont dispose l’humanité aujourd’hui, puissent être mobilisés pour résoudre les problèmes essentiels de l’humanité. C’est le communisme, et c’est l’avenir de l’humanité.