Audi: garder son emploi, mais à quelles conditions?

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Nous rassurer ou nous endormir ?

Les délégués principaux ont annoncé à la presse que la production de la voiture électrique Q6 à Bruxelles serait assurée et l’emploi sauvé. Information que tous les médias ont aussitôt relayée comme étant confirmée.

Le silence des directions d’Audi et de la maison mère de VW est un message assourdissant : ce ne sont pas les syndicats, mais les actionnaires qui décideront, quand ils veulent, ce qu’ils veulent et sans devoir de comptes à personne, même si l’existence de milliers de personnes est en jeu.

Il ne faut pas oublier que les délégués de Ford Genk faisaient encore des déclarations semblables quelques semaines avant l’annonce de la fermeture…

Il ne faut être ni optimiste ni pessimiste, notre avenir dépend plus des luttes que l’on mènera pour défendre nos emplois et nos salaires que des promesses pas encore faites de la direction !

Garder son emploi, mais à quelles conditions ?

Si la Q6 était bel et bien fabriquée ici, ce serait à quelles conditions? Silence et bouche cousue de tous ceux qui se chargent de la « com ». Pourtant la décision des dirigeants d’Audi de produire un nouveau modèle ici ne signifie pas que tous les emplois seront maintenus, que les conditions de travail resteront les mêmes ou que les intérimaires puissent rester et auront un contrat. Il n’y a qu’à se souvenir de l’arrivée de l’A1 qui signifiait notamment de travailler 3 heures de plus pour le même salaire… Or, pour nous, ce qui compte, c’est notre salaire et de pouvoir le gagner sans y laisser notre santé.

Alors oui, on veut bien fabriquer la Q6, mais pas à n’importe quelles conditions !