« La presse est libre… quand elle obéit »

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Le gouvernement turc réprime les jeunes, les kurdes, les travailleurs et met en prison les journalistes qui osent l’écrire. A Bruxelles, par contre, la démocratie consiste à interdire aux journalistes de poser des questions… au président turc Erdogan lors d’une conférence de presse. Une seule d’entre eux a eu le courage de désobéir et de faire son métier : elle s’est fait menacer en coulisse par le directeur de la communication de Charles Michel. Manque de pot pour l’apprenti satrape, le micro de la caméra était branché. Pour cette fois, le premier ministre s’est senti obligé de faire des grandes déclarations sur la liberté de la presse. Mais la soumission de la majorité des journalistes et l’arrogance de l’entourage des hommes politiques en dit long sur ce qui se passera quand les travailleurs se révolteront ici aussi.